Maison & Sécurité

Protéger sans transformer son salon en bunker

Signaler une absence à la gendarmerie est gratuit

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Peu de foyers connaissent l’opération tranquillité vacances, un dispositif public gratuit qui permet de signaler une absence prolongée à la gendarmerie ou à la police, afin que des patrouilles passent régulièrement devant le logement pendant cette période.

Comment s’inscrire

La démarche se fait directement auprès de la brigade de gendarmerie ou du commissariat du secteur, en se présentant sur place avec une pièce d’identité, ou en ligne selon les territoires qui proposent un formulaire dématérialisé. Elle demande d’indiquer les dates précises de départ et de retour, l’adresse exacte du logement concerné, ainsi qu’un moyen de vous joindre — et éventuellement de joindre une personne de confiance qui détient un double des clés — en cas d’anomalie constatée sur place. Il est conseillé de s’y prendre quelques jours avant le départ plutôt que la veille, le temps que l’information remonte jusqu’aux équipes qui effectuent réellement les patrouilles sur le secteur.

Aucune condition de ressources ni de type de logement n’est demandée : la démarche s’adresse à toute résidence, principale ou secondaire, laissée vide pendant les vacances ou un déplacement prolongé, qu’elle se trouve en zone gendarmerie ou en zone police. Le site service-public.fr détaille la procédure et les documents à fournir selon la commune, ainsi que les coordonnées de la brigade ou du commissariat compétent. Dans certaines villes, la police municipale propose un dispositif équivalent ou complémentaire, avec ses propres modalités d’inscription : un point à vérifier auprès de la mairie si la commune en dispose.

Ce que le dispositif couvre, et ce qu’il ne couvre pas

Les patrouilles passent devant le logement à intervalles variables, sans horaire fixe ni fréquence garantie communiquée à l’avance — c’est justement cette irrégularité qui rend les passages dissuasifs plutôt qu’une simple formalité. En cas d’anomalie visible depuis l’extérieur, une porte entrouverte, une fenêtre cassée, un volet forcé, les forces de l’ordre constatent la situation et vous contactent avec le numéro laissé lors de l’inscription, ou contactent la personne de confiance désignée si vous restez injoignable.

Ce n’est en revanche ni une garde rapprochée, ni une télésurveillance, ni une présence continue devant le logement : un passage de patrouille observe l’extérieur du bâtiment à un instant donné, il ne remplace ni un système d’alarme, ni une assurance habitation, et n’entraîne aucune indemnisation en cas de sinistre constaté. Le dispositif complète des habitudes simples de vigilance de voisinage, il ne les remplace pas.

La déclaration se termine automatiquement à la date de retour indiquée : il n’y a donc rien à annuler en rentrant, sauf en cas de changement de dates en cours de route, qu’il vaut mieux signaler à la même brigade ou au même commissariat pour que les patrouilles ne se poursuivent pas inutilement ou, à l’inverse, ne s’arrêtent pas trop tôt.

Ce qui se prépare en complément

Demander à un voisin de relever le courrier, garder les volets dans un état qui varie plutôt que figé, ou programmer une lumière pour s’allumer à des horaires légèrement différents d’un jour à l’autre restent des gestes utiles pendant la même période, qui réduisent les signes visibles d’absence évoqués plus haut dans nos colonnes. Ces automatismes du quotidien, pilotés depuis un boîtier domestique ou une simple prise programmable, sont un sujet que nous développons dans notre rubrique maison connectée à propos des trois automatismes qui servent réellement tous les jours.


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